Prothese du Genou :

- Classification et choix des implants

- Fixation des implants

- Indication

- Bilan pré-opératoire

- Intervention

- Suites Opératoires

- Complications

- Résultats Cliniques

- Problémes

- Conclusion

- Bibliographie

par le Docteur Nicolas Lefevre

CMC Paris V
36, boulevard Saint Marcel
75005 Paris

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LA PROTHESE DU GENOU
par le Docteur Nicolas Lefevre

G) Complications

COMPLICATIONS GENERALES

  • Thromboemboliques Probablement sous estimées car souvent asymptomatiques (14, 15),
    Leurs incidences restent faibles en l’absence de facteurs de risques majeurs (obésité, insuffisance veineuse, antécédent de phlébite)
    Une prophylaxie systématique doit être instaurée par héparine de bas poids moléculaire, un lever précoce et le port de bas de contention en post opératoire.
  • Hémorragiques Les pertes sanguines post opératoires peuvent être importantes, elles sont limitées par un système de drainage récupérateur (cell sever) ou compensées par l’auto transfusion.
  • Embolies Graisseuses Elles sont exceptionnelles, et sont surtout décrites au moment du scellement des prothèses à longue tige. (Prothèse Guépard)

LOCOREGIONALES PRECOCES

  • Hémarthroses et hématomes ne sont pas rares et sont bien soulagés par le « glaçage » du membre opéré. S’ils sont volumineux, il peut être nécessaire de les ponctionner, voir de les évacuer chirurgicalement.
  • Nécroses et désunions cutanés, peuvent mettre en jeu le devenir de la prothèse sous jacente.
    En cas d’atteinte limitée, l’évolution est souvent favorable après arrêt de la rééducation et soins locaux.
    Cependant, elles peuvent parfois nécessiter un geste chirurgicale (nouvelle suture) ou un geste plastique (lambeaux de recouvrement).
  • Paralysies nerveuses sont très rares, (étirement du nerf sciatique poplité externe après réduction d’un grand genu valgum ou flessum) Infectieuses
  • Le risque infectieux est une complication rare mais grave qui impose le plus souvent une réintervention (pour nettoyer l’articulation opérée et parfois changer la prothèse) ainsi qu’une antibiothérapie prolongée. Le taux d’infection est d’environ 2%, ce risque augmente sur certains terrains (polyarthrite rhumatoïde 8% (4), corticothérapie, diabète) ou lors d’une réintervention.
    L’infection peut survenir précocement (infection aiguë) avant la 3e semaine post opératoire, elle est due à une contamination du site opératoire, habituellement par la peau.
    Elle peut être subaiguë (survenant dans les deux ans) ou tardive dans ces cas il s’agit le plus souvent de contamination hématogène ou lymphatique à partir d’un foyer infectieux à distance. Il est indispensable de faire le diagnostique précocement afin de réaliser un traitement approprié et efficace. La clinique (fièvre, douleur et signes locaux), la biologie (VS, CRP), la scintigraphie osseuse aux leucocytes marqués et surtout la ponction articulaire afin d’isoler le germe permettrons de confirmer le diagnostique. (7) Le traitement associe toujours un geste chirurgical et une antibiothérapie prolongée. Dans l’infection aiguë débutante le lavage débridement synovectomie du genou sans changement de la prothèse peut permettre la guérison. Dans les autres cas l’ablation de la prothèse est indispensable. La nouvelle prothèse peut être réimplantée dans le même temps opératoire ou à distance après normalisation de la biologie. (5)

TARDIVES

  • La raideur est une limitation de flexion inférieure à 90°,
    Elle est souvent du à une rééducation post opératoire insuffisante ou arrêtée. Une mobilisation précoce sous anesthésie générale avec poursuite de la rééducation permet dans la majorité des cas de récupérer la mobilité.
  • Le syndrome neuro-algo-dystrophique est rare, il nécessite un traitement médical prolongée
  • Les fractures sont rares et le plus souvent traumatiques.
    Les fractures peropératoires sont exceptionnelles et sont favorisées par un os ostéoporotique.
  • Les instabilités et luxations du genou sont la conséquence d’un mauvais équilibre ligamentaire ou d’une malposition des implants. Elles peuvent nécessiter une reprise chirurgicale.
  • L’usure de la prothèse est la complication majeure à long terme Elle est inéluctable. Elle est longtemps asymptomatique. Elle est, par la libération des particules d’usure, à l’origine d’une réaction inflammatoire péri prothétique avec ostéolyse responsable d’un descellement.
    Le descellement peut être secondaire à l’ostéolyse péri-prothétique ou à des contraintes excessives (prothèse charnière ou malposition de l’implant) se traduisant par l’apparition de douleur et d’un liseré clair radiologique à l’interface os-implants. Un descellement précoce doit toujours faire rechercher une infection. La migration des implants impose une reprise chirurgicale (RPTG)


 


 
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