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LA
PROTHESE DU GENOU
par le Docteur Nicolas Lefevre
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Thromboemboliques
Probablement sous estimées car souvent asymptomatiques
(14, 15),
Leurs incidences restent faibles en l’absence de facteurs
de risques majeurs (obésité, insuffisance veineuse,
antécédent de phlébite)
Une prophylaxie systématique doit être instaurée
par héparine de bas poids moléculaire, un lever précoce
et le port de bas de contention en post opératoire.
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Hémorragiques Les pertes sanguines post opératoires
peuvent être importantes, elles sont limitées par
un système de drainage récupérateur (cell sever)
ou compensées par l’auto transfusion.
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Embolies
Graisseuses Elles sont exceptionnelles, et sont
surtout décrites au moment du scellement des prothèses
à longue tige. (Prothèse Guépard)
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Hémarthroses et hématomes ne sont pas rares et
sont bien soulagés par le « glaçage » du membre opéré.
S’ils sont volumineux, il peut être nécessaire de
les ponctionner, voir de les évacuer chirurgicalement.
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Nécroses
et désunions cutanés, peuvent mettre en jeu le
devenir de la prothèse sous jacente.
En cas d’atteinte limitée, l’évolution est souvent
favorable après arrêt de la rééducation et soins locaux.
Cependant, elles peuvent parfois nécessiter un geste
chirurgicale (nouvelle suture) ou un geste plastique
(lambeaux de recouvrement).
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Paralysies
nerveuses sont très rares, (étirement du nerf
sciatique poplité externe après réduction d’un grand
genu valgum ou flessum) Infectieuses
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Le
risque infectieux est une complication rare mais
grave qui impose le plus souvent une réintervention
(pour nettoyer l’articulation opérée et parfois changer
la prothèse) ainsi qu’une antibiothérapie prolongée.
Le taux d’infection est d’environ 2%, ce risque augmente
sur certains terrains (polyarthrite rhumatoïde 8%
(4), corticothérapie, diabète) ou lors d’une réintervention.
L’infection peut survenir précocement (infection aiguë)
avant la 3e semaine post opératoire, elle est due
à une contamination du site opératoire, habituellement
par la peau.
Elle peut être subaiguë (survenant dans les deux ans)
ou tardive dans ces cas il s’agit le plus souvent
de contamination hématogène ou lymphatique à partir
d’un foyer infectieux à distance. Il est indispensable
de faire le diagnostique précocement afin de réaliser
un traitement approprié et efficace. La clinique (fièvre,
douleur et signes locaux), la biologie (VS, CRP),
la scintigraphie osseuse aux leucocytes marqués et
surtout la ponction articulaire afin d’isoler le germe
permettrons de confirmer le diagnostique. (7) Le traitement
associe toujours un geste chirurgical et une antibiothérapie
prolongée. Dans l’infection aiguë débutante le lavage
débridement synovectomie du genou sans changement
de la prothèse peut permettre la guérison. Dans les
autres cas l’ablation de la prothèse est indispensable.
La nouvelle prothèse peut être réimplantée dans le
même temps opératoire ou à distance après normalisation
de la biologie. (5)
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La
raideur est une limitation de flexion inférieure
à 90°,
Elle est souvent du à une rééducation post opératoire
insuffisante ou arrêtée. Une mobilisation précoce
sous anesthésie générale avec poursuite de la rééducation
permet dans la majorité des cas de récupérer la mobilité.
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Le
syndrome neuro-algo-dystrophique est rare,
il nécessite un traitement médical prolongée
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Les
fractures sont rares et le plus souvent traumatiques.
Les fractures peropératoires sont exceptionnelles
et sont favorisées par un os ostéoporotique.
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Les instabilités et luxations du genou sont
la conséquence d’un mauvais équilibre ligamentaire
ou d’une malposition des implants. Elles peuvent nécessiter
une reprise chirurgicale.
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L’usure de la prothèse est la complication
majeure à long terme Elle est inéluctable. Elle est
longtemps asymptomatique. Elle est, par la libération
des particules d’usure, à l’origine d’une réaction
inflammatoire péri prothétique avec ostéolyse responsable
d’un descellement.
Le descellement peut être secondaire à l’ostéolyse
péri-prothétique ou à des contraintes excessives (prothèse
charnière ou malposition de l’implant) se traduisant
par l’apparition de douleur et d’un liseré clair radiologique
à l’interface os-implants. Un descellement précoce
doit toujours faire rechercher une infection. La migration
des implants impose une reprise chirurgicale (RPTG)
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