Les résultats des différentes séries
sont difficiles à analyser. Les critères d’évaluation
ne sont pas les mêmes. Les courbes de survie prennent
le plus souvent comme critère d’échec, le remplacement
prothétique et non le descellement ou l’usure.
Néanmoins, l’analyse des résultats
publiés montre des courbes de survie comprises entre
93,5% et 96,8 % à 15 ans et des études récentes (8 11
12) montrent un taux de survie compris entre 90,77%
et 93,6% à 20 ans. (9 10). Dans l’étude de Insall, à
21 ans il a un taux de survie de la prothèse de 90,77
% et le taux d’échec est indépendant de l’âge, de la
pathologie ayant nécessite la prothèse et enfin du poids.
(10) Plus de 90 % des patients ayant une prothèse totale
de genou ont un résultat fonctionnel satisfaisant à
15 ans, c’est à dire un genou indolore et une flexion
supérieure à 90°.
La douleur est le critère principal
dans le résultat d’une prothèse, dans 90 % des cas
le genou est indolore (parfois présence de quelques
douleurs climatiques (30%) ne nécessitant pas la prise
d’antalgique), dans 10% des cas les douleurs sont plus
importantes et justifie un traitement médical simple.
La mobilité est le deuxième
critère, la récupération de la mobilité est bonne et
les différentes publications montrent une récupération
d’une flexion moyenne de l’ordre de 120°. (12)
Le patient porteur d’une prothèse totale
de genou peut avoir une vie quotidienne normale avec
une marche sans canne sans limitation de la distance
parcourue, et parfois reprendre une activité physique
sportive raisonnable (randonnée, natation, vélo, golf…)